Quelques faits marquants 2011, entre autres

1. Le métier et l’ouvrage

La Péniche ne lésine pas sur l’ouvrage c’est une tradition et l’année 2011 n’a pas fait exception. Des projets qui se développent, de nouveaux qui s’inventent et voici Julie Crémillieux qui rejoint l’équipage en avril pour prendre sa part. L’année aura cependant vu le premier recul des financements publics. Alors que YESS 2010 a vu arriver la première partie des subventions européennes 15 mois après l’événement, nous avons vu passer à la trappe une belle subvention de l’état en 2011. La crise est bien là. Devrons-nous affûter un foret pour faire un trou supplémentaire à notre ceinture ?


2. La Péniche en campagne

Animation de réseaux d’acteurs, conception et réalisation des supports de com, communication web et relais  vers les réseaux sociaux, cette année La Péniche a mobilisé ses savoir-faire pour mener deux campagnes régionales : « Pour une autre économie en Rhône-Alpes » à l’occasion des Etats généraux de l’ESS, et  « les Rencontres Solidaires en Rhône-Alpes » à l’occasion du Mois de l’ESS. Un engagement pour le collaboratif et le circuit court que nos pairs ont fêté en nous remettant le Trophée de la communication ESS. C’était lors du Forum régional de l’emploi et des métiers en ESS (FEMESS) à Lyon le 25 novembre dernier. La Péniche : une scop pas en bois !


3. A la page

WordPress, photoshop, tournage et montage vidéo, on s’outille et on met en pratique : blog des Cigales Auvergne, site de l’ODTI, reportages vidéos pour les Etats généraux de l’ESS en Rhône-Alpes. Les compétences se diversifient pour s’adapter aux évolutions techniques et jouer la complémentarité des outils de communication. On salue ici la compagnie de Fokus 21, l’Apéas et des télés participatives de la Fédération Nationale des Vidéos des Pays et des Quartiers qui mettent humour et initiation à la portée de tous !


4. Conso-Solidaires, le E-commerce solidaire

Imaginons un centre commercial exclusivement consacré à l’achat solidaire en Rhône-Alpes ! Et bien c’est fait avec Conso-Solidaires, le dernier-né de la plate-forme Rhône-Alpesolidaires qui sera lancé en février 2012. Ce site multi-boutiques offre vitrines, catalogues et vente en ligne aux prestataires de produits et de services des réseaux ESS rhonalpins. Cette place de marché est un nouvel outil partagé pour valoriser les productions du secteur. Les consomm’acteurs ne pourront plus dire qu’ils ne savent pas où faire leurs courses sociales et solidaires !


5. La Péniche change d’allure mais pas de ligne

Pour ses 15 ans, La Péniche s’offre un relookage complet. Tout y passe : nouveau logo, charte graphique toute neuve et site tout neuf. Une réalisation concoctée avec le Studio Bambam à découvrir au 1er semestre 2012. Pour autant, la Péniche ne change rien à ses principes et note à ce propos une recrudescence de l’intérêt pour la cause autogestionnaire, on ne compte plus les sollicitations pour des études, entretiens, colloques, sans parler des demandes de stages ! Pourtant l’autogestion c’est DIY (do it yourself = à monter soi même) rien ne vaut de s’essayer à l’exercice plutôt que de prendre des notes sur le sujet. Et toutes les occasions sont bonnes : préparation des vacances, organisation d’une fête, réalisation de travaux, déménagement, bref… chaque fois qu’il faut décider à plusieurs et de manière égalitaire…


6. La Péniche hors l’écluse : en séminaire à Rennes

Pas trouvé le temps en 2010, nous nous sommes rattrapés en 2011 en nous octroyant un temps de séminaire au vert dans la belle ville de Rennes et rencontrer quelques homologues rennais : Bug, la Boutique solidaire Bretagne, la cantine numérique et de croiser également le fier équipage du Pavé. L’occasion d’échanger sur nos activités et nos méthodes. Et puis profiter un peu des Transmusicales de Rennes… c’est bon pour la cohésion d’équipe !


7. Artis fait le plein

Enfin au chaud depuis les récents travaux d’isolation, de nouveaux occupants, triés sur le volet, ont intégré les locaux à Artis : Les Francas de l’Isère, association historique d’éducation populaire, la Scic Enercoop Rhône-Alpes, Item Etude, cabinet d’architecture et la scop d’hydrogéologie Progéo Environnement. Issus du réseau Péniche, on est ravi de leur bon esprit et de partager avec eux les tâches de la vie collective à Artis. Sans oublier un nouveau concept festif : une soirée œnologie avec découverte des vins naturels. A reconduire sans modération !


8. Pas de la fausse monnaie !

En 2011, la belle histoire des monnaies sociales et complémentaires nous a été contée 3 jours durant par une compagnie d’acteurs engagés lors des Rencontres internationales des monnaies sociales et complémentaires de Lyon en février. Nous avons embarqué au long court dans une odyssée vidéo pour relayer ces rencontres. Les voyages sont l’occasion de belles rencontres et nous saluons Carlos de Freitas-au-multitalents et Wojtek Kalinowski pour leurs esprits brillants, joyeux et polyglottes.

 

Quel outil de gestion de projets pour coopérer ?

 

Dans un collectif autogéré, s’assurer que les relevés de décision soient pris en charge est essentiel tout comme une bonne diffusion de l’information. Ayant renoncé à développer un logiciel adhoc ou à mobiliser des tableurs trop lourds à gérer collectivement, nous ne voulions pas non plus utiliser Google doc pour des raisons de confidentialité et de militantisme open-source. Alors quel outil ? Revue de nos différents essais.

Egroupware : Nous utilisons Egroupware pour son calendrier partagé performant et son webmail; mais nous avons en revanche, toujours trouvé ses fonctions de gestion de tâches et de reporting des heures de travail, un peu compliquées.

 

Basecamp : Basecamp nous a séduit par son ergonomie et son design simple qui permettent de créer intuitivement des projets et des listes de tâches, de les affecter simplement avec un trackflow facile à gérer. Mais le reporting du temps ne se fait que par projet et non par tâche. Ce qui nous a dissuadé de payer 50$/mois et de ne pas héberger nous-mêmes nos données.

 

Redmine : avec Redmine, la possibilité de qualifier différentes tâches en rapport à des bugs ou des évolutions et de les affecter à différents développeurs nous a laissé entrevoir de bonnes possibilités de paramétrages. Mais Redmine est développé en Ruby et son réglage reste complexe. Même avec un thème Basecamp et un bon plugin de liste de tâches, son ergonomie n’est pas assez user-friendly pour nous.

 

Collabtive : Collabtive est le premier service open-source qui nous fait sérieusement envisager d’abandonner notre traditionnel document de compte-rendu de réunion. On y retrouve presque la même souplesse d’usage que Basecamp, le reporting des taches en plus, le tout sur un outil gratuit à héberger chez soi sans de trop lourds paramétrages. On aurait bien 2, 3 corrections à demander à l’équipe de développement (comme la saisie libre des heures de travail) mais pour le moment c’est notre meilleur choix en complément d’Egroupware.

Photos Post-It de riNux

Community manager c’est pas du web c’est de l’animation !

Animer une communauté sur le web, oui c’est du contenu et des outils pour gérer sa communication : sa page Facebook, son Twitterfeed, son blog WordPress, son Tweetdeck ou Hootsuite mais ça manque un peu de lien fort tout ça !

Une communauté c’est du réel. Ça échange à distance mais on a besoin de se voir, de se réunir, d’échanger en direct. Alors oui la visio se développe et permet déjà pas mal de choses, mais le live ça le fait toujours ! Le barcamp, l’atelier pratique, le témoignage ont la côte.

Prendre la parole, la solliciter, la diffuser, organiser un débat, relancer avec des questions, ne pas monopoliser la conversation : les techniques d’animation doivent être dans la palette du community manager. Ce qui cadre plutôt pas mal avec l’étude récente sur les community managers en France qui fait ressortir comme tâches principales la veille, l’animation puis la production de contenu. Bizarrement l’organisation de conférence, de formations et d’événements semble moins pratiquée. La peur d’aller au contact de sa/ses communauté(s) ?

E-mailing : 3 raisons de préférer Campaign Monitor à Mailchimp

Mail Chimp versus Campaign Monitor

Ces deux plateformes professionnelles se sont imposées comme des références de l’e-mailing. L’un joue la carte de la convivialité avec sa mascotte rigolote, l’autre celle de l’ergonomie maximum avec un design minimaliste.

Toutes deux proposent d’envoyer vos campagnes mails pour des tarifs proches tout en proposant des services bien pratiques comme des patrons de lettre HTML, des statistiques ultra-détaillées, des tests de rendus dans les différents logiciels de messagerie et webmail et une gestion avancée des listes de destinataires.

Le mail n’est pas encore mort

Les comportements ont évolué et les mails dans les boîtes au lettres ont du mal à intéresser le public et toucher leur cible. La faute au spamming qui sature les boîtes mails et oblige à un filtrage de plus en plus renforcé. Pourtant si les réseaux sociaux ont la côte en terme de recommandation de contenus, la newsletter reste très efficace en terme de taux de clicks. Et l’on possède bien souvent plus de contacts mails que d’amis sur Facebook ou Twitter.

 

Nos 3 raisons de préférer Campaign Monitor

On les a testé et on continue d’utiliser les deux solutions mais c’est Campaign Monitor qui a notre préférence.

1) Une personnalisation impressionnante

C’est la raison principale de l’avantage de Campaign Monitor. La plateforme joue à fond la carte de la marque blanche. Personnalisation des couleurs, du logo, du nom de domaine, possibilité d’héberger des lettres et des listes de clients qui peuvent eux-même gérer leur campagne d’envoi de mails : Campaign Monitor a tout pour séduire les agences de comm’ et les pros qui gèrent plusieurs newsletters.

2) Une procédure de validation des campagnes plus accessible

C’est désormais incontournable. Pour éviter le spamming, les deux plateformes relisent vos campagnes d’envoi de mail et s’assurent que vos destinataires ont bien choisi de recevoir vos informations. Chez Campaign Monitor la procédure est suivie par des vrais humains avec qui on peut échanger et justifier ses choix tandis que chez Mail Chimp cela manque de transparence, on croise les doigts en espérant la validation.

3) Une gestion des listes plus simple

Sur ce point les deux plate-formes sont très proches mais l’upload de listes de contacts est plus simple sur Campaign Monitor tout comme la création et la gestion des segments qui permettent de créer des catégories fines de destinataires.

 

Pourquoi opter pour une plateforme d’emailing ?

- Pour éviter les filtres anti-spams et un blocage automatique de vos mails par les grands fournisseurs de mail (Yahoo, Gmail, etc.) : évitez de blacklister votre serveur !

- Pour un design impeccable de vos newsletters, testées sur différents lecteurs de mails

- Pour une bonne gestion des erreurs d’adressage, des désabonnements et des adresses devenues obsolètes (hard et soft bounces)

 

Et vous lequel préférez-vous ?

 

Illustration mail reprise chez Émilie Ogez

Photo 3 piochée chez Nicolas Vigier

Hey maman je passe à la télé !

TV Brongniart, première mise en ligne par Scop La Péniche.

Non pas de prime time ou de JT,  pas même de TV réalité. Non plutôt la ‘Homemade TV », celle qu’on a réalisé aux États généraux de l’ESS avec les copains des TV participatives à l’occasion des États généraux de l’ESS au Palais Brongniart le 17 juin 2011.

La méthode ? Une préparation minimale en amont où l’on fixe le cadre et le format en préparant des conducteurs. Le jour J on expose la règle du jeu aux participants et les éléments de débat sont déterminés en session participative. Puis on passe au studio qui avait pris ses quartiers dans l’un des salons du Palais Brongniart, juste derrière la corbeille.

Et ensuite c’est du direct avec de l’expression libre et des petits films réalisés préalablement pour lancer les sujets, le tout diffusé en live sur le web avec un flux Livestream.

Big Up à Pascal et Sandra de Fokus 21, à Dawa and co

 

EDIT : Ça nous a tellement plus qu’on a remis ça le 25 novembre 2011, cette fois avec les collègues de Fréquene Ecole à l’occasion du Forum de l’emploi et des métiers dans l’ESS en Rhône-Alpes.

EDIT 2 : Maman j’ai vraiment failli passé en prime. L’équipe de « Leurs secrets du bonheur » sur France 2 nous a contacté pour figurer le bonheur au travail. Mais le format ne nous  a pas trop plus, alors on a fait les stars et on a décliné. Tu m’aimes quand même ?

Profession Community manager ?

Comment expliquer à un client potentiel, à un proche, ce mélange d’éditorial, de mobilisation d’acteurs et d’usage(s) du web qui fait notre travail ? Ce n’est que depuis peu que nous pouvons mettre un nom sur ce que nous faisons professionnellement à la Péniche.

Partant de travaux d’édition en passant par le rédactionnel journalistique, nous en sommes arrivés à organiser des réunions pour inciter des gens à contribuer sur les outils internet que nous avions conçus. Ce qui nous apparaissait comme le bricolage d’un web participatif, nécessairement en lien avec le réel et donc avec des réseaux d’acteurs, est en train d’émerger comme un véritable nouveau métier.

Avec le développement du projet www.alpesolidiaires.org lancé fin 2003, la force de l’interaction du web 2.0 nous est apparue comme vecteur de mobilisation et de construction identitaire. Dans le même temps, d’autres approfondissaient cette notion de communauté web dans ce qui allait devenir le web social version marketing.

A partir de 2007 nous avons recentré nos activités sur ce type de projets, d’animation de communautés professionnelles, thématiques ou territoriales via Internet. Ce qui implique à la fois de produire du contenu web (textes, images, vidéos), de mobiliser les membres de la communauté via des réunions ou animations mais aussi d’utiliser les réseaux sociaux (blogs, plateformes vidéos, facebook, twiter, forums, etc.) pour susciter la participation et la mise en visibilité des projets que nous développons.

Depuis peu des référentiels métiers se mettent en place (metiers.internet.gouv.fr), des offres d’emploi sortent, une communauté s’organise. Le gros des troupes reste tout de même dans le giron du marketing pur et dur alors que nous nous positionnerions sur un versant moins commercial (voir à ce sujet cet excellent article de recherche dans lequel on se retrouve pleinement).

Bref on se sent un peu moins extra-terrestres. Un peu.

Photo de Thibaut Ninove

Conso-solidaires en approche

L’accouchement est difficile mais on en voit la fin. Le projet de boutique web associée à la plateforme rhone-alpesolidaires a connu bien des méandres.

Des difficultés partenariales, des soucis de choix de framework, le retard engendré par YESS!… Mais ça y est la boutique est sur les rails.

En exclu, le schéma de la base, conçu par nos collègues de la Scop Probesys.

Bientôt plus de nouvelles sur ce futur outil…

Le web c’est du virtuel ?


Ce qui est sur le net serait moins réel. Des vrais faux amis de Facebook, l’anonymat des contributions, les chiffres de fréquentation des pages, le jargon employé : ça fait pas sérieux tout ça.

Pourtant le web c’est du réel. On n’épiloguera pas sur l’opposition entre lien fort et lien faible, largement documentée par ailleurs, mais il faut quand même souligner que le web permet de matérialiser des choses abstraites  qui n’en sont pas moins réelles comme les réseaux.

Le réseau dans la vraie vie fait beaucoup dans l’informel : des échanges des rencontres, des coups de fil, qui font circuler l’information et les liens de réciprocité.

En construisant un espace de communication sur Internet par le biais d’un site participatif ou d’un réseau social, on donne à voir ce réseau. On le rend accessible, on permet le décloisonnement et on l’enrichit.

Pas mal pour du virtuel non ?

Illustration par mgbon – graça neves

Vidéo : Silence ! On s’forme

Pour la journée de la femme, celles de La Péniche se sont accordées un temps de formation au tournage-montage vidéo avec Hélène Poté, intervenante pour l’association lyonnaise Fréquence Ecoles.

Un café, un croissant, un peu de théorie et nous voilà sur notre lieu de travail, à Artis, avec caméra, micro et pied de compétition pour la mise en pratique : « Artis : pourquoi réunir des structures solidaires, culturelles et autres dans un même lieu ? »

Enrichissant, technique,  agréable, un concentré de créativité féminine …on attend avec impatience la prochaine phase :  le montage et ça se passera fin mars.

Tremble Pierre Carles !

Les monnaies sociales et complémentaires en mouvement

Pleniere1, première mise en ligne par Scop La Péniche.

3 jours de rencontres entre scientifiques et praticiens des monnaies sociales et complémentaires dans le monde. C’était à Lyon les 16, 17 et 18 fév 2011. 30 ans d’expérimentations sur tous les continents, il était temps de faire émerger plus franchement les intérêts multiples de ces outils de valorisation des échanges.

Avec d’un côté des projets locaux aux vertus éducatives mais qui peinent à trouver leur pérennité, et de l’autre, des approches technologiques  à la recherche d’utilisateurs motivés, le rapprochement est amorcé. 18 interviews vidéo réalisés durant les rencontres devraient prochainement donner à voir les expériences qui fonctionnent et les outils techniques qui facilitent la tâche.

http://monnaiesendebat.wordpress.com

La Péniche remercie tout particulièrement Carlos de Freitas, Wojteck Kalinowsky, Anne Deshors, et les étudiants venus prêter main forte à l’organisation.